Citations

Apprendre à dire non quoi qu'il en coûte. [...] Il faut rester debout, il ne faut pas se coucher devant les gens ni coucher avec. [...] C'est essentiel dans le métier artisique.

Entendu sur France Inter ce matin (12.6.09), de Juliette Gréco.

Seulement dans le métier artistique ?
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samedi 2 mai 2009

Celles qu'on n'a pas prises

Jay, à la cafette du terminal Delta de San Francisco. Nous embarquons tous deux pour Atlanta. Nous sommes accoudés au comptoir, nous dégustons les chips faites maison. Jay me raconte de sa mère qui s'inquiète au sujet de la grippe porcine : la Californie compte un cas. Autour de nous un trafic légèrement réduit, quelques Asiatiques portent des masques.

Paul, dans l'avion d'Atlanta. Il chante sur sa musique, muette pour nous qui n'avons pas ses écouteurs.

D'Atlanta à Paris, l'avion est semi-vide. Personne n'est malade, nous dormons bien.

dimanche 26 avril 2009

Déplacement professionnel

San José 6

San José 6

San José 2

San José, California

mercredi 10 septembre 2008

samedi 6 septembre 2008

Nike

C'est l'histoire de Victoria, ou Nike comme l'appelait sa mère à Athènes. Victoria était la première épouse de Balbo et la mère de Marilena. Petite, ronde, elle arborait deux grands yeux vert de mer sous sa petite tignasse noire comme la nuit. Elle avait gardé l'accent trente ans après s'être installée à Boston, puis à Buffalo, où elle pratiquait avec brio la psychiatrie. Une fois, un patient l'avait attaquée.

Je me souviens de sa petite maison dans un quartier populaire de Buffalo, en bois vert qui sentait le moisi. Une grosse femelle de Dobermann polluait le rez-de-chaussée de sa lourde haleine et de ses courses forcenées d'une pièce à l'autre lorsqu'une voiture passait dans la rue.

augusteperret4

Nike était restée proche de son ex-conjoint volage, elle en était la meilleure et peut-être la seule amie. Dans sa maison quatre fois plus petite et dix fois plus miteuse, elle continuait d'aider le riche Balbo perdu dans ses histoires de femmes.

dimanche 24 août 2008

Celles qu'on n'a pas prises

Le vol d'Amsterdam à San Francisco. Pour éviter les turbulences, KLM nous emmène tout au Nord de la planète. Nous survolons le Nord du Groenland et le Grand Nord canadien pendant quelques longues heures. Le bonheur d'un ciel entièrement dégagé sous le dernier soleil d'été. Une immense lagune inhabitée, traversée de Lacs Rivières et Bras de Mer - nous ne savons jamais - suivie d'un désert froid - mais dégagé de glace - ondulé de petites collines grises. L'eau semble sur le point de se rarffermir, gelée, elle doit l'être en hiver.

Cette fascination des déserts vus d'en haut, que nous ne verrons jamais au sol - conditions du voyage rédhibitoires. Dans mes souvenirs : le centre de l'Australie, le Sahara, le désert d'Arizona, ou encore les montagnes d'Afghanistan et la jungle indonésienne centrafricaine ou amazonienne... Voir tout cela en vrai, sans jamais vraiment vivre l'aventure.

Le seul désert traversé au sol était celui de Jordanie, tout aussi impressionnant derrière les vitres d'un confortable bus climatisé.

jeudi 19 juin 2008

mercredi 11 juin 2008

mardi 10 juin 2008

Central Park

Central Park 8

Central Park 3

Central Park 5

lundi 9 juin 2008

samedi 17 mai 2008

Balbo

C'est l'histoire de Balbo, meilleur ami de mon père. Balbo était né à Albany, dans l'état de New York, de deux ouvriers italiens. Rentré en Italie avec les parents, il fit des études de médecine dans la belle ville padane de Pavie, enfuie dans le brouillard, puis repartit en hâte aux Etats-Unis pour éviter le service militaire. Boston, New York, Atlanta, et enfin Buffalo furent les étapes d'une confortable carrière de cardiologue.

Je l'ai connu quand, à quatorze ans, il m'invita avec mon frère à la découverte de l'Amérique. Il habitait sa belle maison d'été sur le Lac Erie, une folie qu'il ne put se permettre longtemps, énorme bâtisse en bois dans des hectares de verdure. Il y avait une belle véranda au carrelage ocre, un salon immense aux meubles blancs et ouvrant par des bowindows sur la pelouse, côté lac. Nous dégustions, dans la petite salle à manger, des soupes de betterave que la seconde épouse de Balbo, hongroise, nous préparait, le soleil du soir baignant le décor toujours blanc de lumière orange. A côté, la salle de la télévision, et à l'étage, nos chambres à coucher, chacune dotée de sa salle de bains.

Atlanta 2
Hall d'Hôtel, à Atlanta

Balbo était heureux comme un enfant de pouvoir parler italien avec nous. Rentrant plus tôt que d'habitude de son travail, il nous offrait des San Pellegrino Bitter rouges et nous sortions faire de longues marches dans le couchant. "Ma guarda", soit "vois-tu", répétait-il souvent dans ses longues confessions d'émigré nostalgique.

vendredi 4 janvier 2008

mercredi 26 septembre 2007