Citations

Apprendre à dire non quoi qu'il en coûte. [...] Il faut rester debout, il ne faut pas se coucher devant les gens ni coucher avec. [...] C'est essentiel dans le métier artisique.

Entendu sur France Inter ce matin (12.6.09), de Juliette Gréco.

Seulement dans le métier artistique ?
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dimanche 24 mai 2009

vendredi 8 mai 2009

mardi 5 mai 2009

Cinquante ans de mariage

50 years married 2

Hans et maman

50 years married

Turin

mercredi 4 février 2009

samedi 3 janvier 2009

mardi 30 décembre 2008

Quartier en haut du bourg

Morbegno Scimaca 4

Morbegno Scimaca 2

Morbegno Scimaca 5

Morbegno, le quartier Scimaca

lundi 29 décembre 2008

dimanche 28 décembre 2008

Scories du passé

Foin

Horses

Campagne

Les hameaux de la commune de Teglio

dimanche 14 décembre 2008

Lucia

Lucia portait toujours le même jean propre.

Vélib

Qu'il pleuve ou qu'il vente, dans la Milan froide loin de son Molise natal, elle portait aussi le blouson étriqué de jean qui allait avec le pantalon. Elle n'était pas riche.

Lucia étudiait avec moi au Politecnico di Milano. Nous étions deux de cinq filles sur une classe de quatre cent garçons. Elle était sérieuse, silencieuse, modeste, toujours souriante de l'humour malicieux du Midi. "Mieux vaut vivant que mort" était son mantra avant les examens, pour vaincre le trac.

Avec sa soeur aînée elle occupait un studio de la banlieue triste de Milan. Je n'y ai jamais mis les pieds et j'ai mal répondu à ses besoins d'amitié.

Lucia a terminé sagement ses études et a longtemps travaillé dans l'informatique. Il y a quatre ans, elle a recommencé des études pour devenir... psy. Il y avait une détermination joyeuse à toujours apprendre, chez elle.

dimanche 26 octobre 2008

De cave en merveille - Gérard Oberlé

Wine shop window

"La première salle renfermait l'inventaire quasi complet des richesses vinicoles du Piémont : les barolos, barbaresco, gattinara, lessona, sizzano, freisa, fara, boca, carema, barbera, dolcetto, grignolino, sans parler des vins singuliers comme le brachetto, le moscato ou la malvoisie. Plus de cinquante années de récoltes rangées par millésimes et par producteurs.
Dans la deuxième cave, allongés selon les mêmes critères, sommeillaient les vins de Lombardie, les buttafuoco, si bien nommés car ils boutent le feu, les clastidio, freccia-rossa, montenapoleone, barbacarlo et autres songes de Judas, sans oublier les hauts perchés de la Valteline que bichonnent des vignerons acrobates, les sassella, inferno, fracia, valgella et sfurzat. 
La troisième cave, la plus profonde, la plus mystérieuse, était les rendez-vous des amateurs de vins blancs et de vins venus d'ailleurs."

Gérard Oberlé, Itinéraire Spiritueux, Le livre de Poche 2006 (Gallimard), pages 87 - 88.

mercredi 22 octobre 2008

Cécile

Cécile était religieuse et nous servait le repas au pensionnat de Milan.

Bread and butter

Nous étions étudiantes, incroyantes et affamées ces soirs noirs de la semaine. Les prix raisonnables des chambres nous retenaient dans ce nid pieux et froid.

Très belle femme, même quinquagénaire, elle portait une grande ceinture en cuir sur son habit de nonne. Cela faisait jaser, ainsi que la mèche qu'elle laissait dépasser - à peine - du voile.

Cécile avait passé l'essentiel de sa vie adulte à Alexandrie en Egypte. Elle nous racontait ses souvenirs dans les petites rues de la mégalopole, les visites aux pauvres, la conduite d'une petite voiture dans le trafic surhumain, les contacts avec les autres communautés et ethnies... Elle était partie là-bas sur les traces d'un frère aîné, mort avant sa naissance en odeur de sainteté.

Cécile était malheureuse parmi ses soeurs bornées qui n'avaient pas quitté le carré milanais. Je l'aimais bien, mes camarades la détestaient - Dieu sait pourquoi.

jeudi 9 octobre 2008

Racines

marrons

Inès et Federico habitaient deux étages plus haut que nous. J'ai parlé d'eux, déjà.

Un été, on donnait Racines sur la Deux italienne. Nous avions encore le poste noir et blanc je crois. Cela devait être le dimanche soir, les enfants étaient autorisés à se coucher à dix heures, après la fiction du soir.

Cet été, des orages avaient endommagé l'antenne du côté d'Inès et Federico, mais pas chez nous. Les bizarreries de l'orientation radio à la montagne. Ainsi, le vieux couple de conviction social démocrate ne pouvait plus voir Kunta Kinte et sa descendance. Nous les invitions chez nous et partagions ce moment dans la petite pièce pleine comme un oeuf. C'était la fête pour moi, déjà douchée, les dents propres, et en pyjama.

Je ne connaissais rien à l'histoire des Noirs, il n'y avait pas d'immigrés au village perdu dans les Alpes. Racines m'apprit tout cela. C'est du passé, aujourd'hui, même en Afrique du Sud - j'y vais de temps à autre - l'Apartheid n'existe plus. Mais la pauvreté des paysans africains chez nous, elle, elle est toujours là. Inès m'aurait dit que ce n'est pas bien. La télé, elle, n'y peut rien.

Dans mon séjour, aujourd'hui, le même tapis persan bleu que nous foulions en famille.

mercredi 3 septembre 2008

Souvenirs d'enfance

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Non loin de mon village de naissance

dimanche 25 mai 2008

Daniela

C'est l'histoire de Suor Daniela. Daniela était fille de famille à Novara, de parents protestants qui la poussaient aux meilleures études et aux plus hautes ambitions. Je ne sais comment l'Appel l'en détourna pour lui faire intégrer, soudainement convertie au catholiciscme, les ordres salésiens.

Baroque door

Elle avait la petite quarantaine lorsque je l'ai connue. Brillante, encore jolie, par sa nature passionnée, chaleureuse et sans compromis - serait-elle devenue fanatique ou martyre dans d'autres temps - elle commençait à buter contre la petitesse de la robe et les étroits couloirs du couvent. Comment s'en étonner, alors qu'elle avait le tempérament de s'offrir des directions d'entreprise et des maris et des amants.

Daniela réagissait en prenant à bras-le-corps sa mission - punition ? - d'éduquer de grandes étudiantes incroyantes; alors que nous, nous la côtoyons forcées et contraintes dans les murs du pensionnat milanais où les chambres étaient à bon prix. Dans ses moments de frustration elle s'évadait en nous lisant les cartes, ou bien elle préparait des horoscopes élaborés que nous discutions dans la petite salle commune - dans des relents de cuisine, assises sur des canapés usés au rebut.

C'était peut-être le plaisir de contrevenir aux directions de la Maison, qui n'approuvait pas ces pratiques païennes : Nous avons pris du bon temps dans cette salle.

samedi 16 février 2008

Cinquecento

Cinquecento 1

Cinquecento 5

Cinquecento 2