vendredi 8 mai 2009
dimanche 15 juin 2008
J'étais dans un café place de Clichy
Publié par
JC-Milan
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19:11
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Libellés : Café du Coin, Paris, Place
dimanche 13 avril 2008
Porte de Champerret
La Porte de Champerret a longtemps été pour moi un terrain vague de l'autre côté de la ville. De mon quartier-village enfui loin sur la Rive Gauche de la Seine, je n'en avais que des bribes d'images, celles d'un endroit serré pèle mêle entre périphérique et maisons bourgeoises: Autant dire un carrefour sans charme où on passerait vite et fatigué pour se rendre ailleurs.
Une fois, un entretien de travail et, une autre, une visite à une collègue m'ont montré une autre face, poussiéreuse et ennuyeuse celle-ci, des maisons disposées le long du Boulevard Péreire et du vieux chemin de fer : Impression morne qui a révéillé le souvenir de quelques visites plus anciennes à mon agence de Levallois, closes par d'interminables pots et faux sourires Place du Maréchal Juin. Travail, argent, confort triste.
Il aura fallu dix ans et un déménagement pour apercevoir ces rues amples ouvertes sur le ciel avec plus de chaleur et d'empathie.
Je ne trouve rien de plus beau, aujourd'hui, qu'un coucher ou un crépuscule planant sur le boulevard où les voitures filent, au-dessus d'arbres nombreux aux beaux branchages. L'éternel "ciel de Paris" s'ouvre grand sur la silhouette du Concorde Lafayette. Voilà, ouverture, air, espace, vitesse et mouvement, une autre ville, celle où on rentre chez soi après une journée sur les routes.
Les lotissements parisiens du dix-neuvième siècle sont entrecoupés d'espaces verts inattendus, autour de Sainte-Odile, le long de la voie ferrée - j'ai même déniché un petit square où des héros de l'action et de l'art latino-américains ont leurs bustes groupés dans un amphithéâtre de pierre. Un front d'habitations bon marché (HBM) en vieille brique fait face côté Paris aux HLMs plus récents et orange du côté banlieue, magnifiquement baignés de soleil les soirs de beau temps.
samedi 15 mars 2008
Je n'avais pas d'images de la Concorde...
Difficile à appréhender, cette place. D'abord l'image d'un énorme carrefour pour les voitures, le plus grand de la ville : C'est le résultat de la percée de la rue de Rivoli il y a un peu plus de cent ans. Ensuite le côté abstrait de cet obélisque qui ne veut rien dire au centre d'une froide esplanade; la Tour Eiffel dans le fond semble le répliquer de façon géométrique, relayée par les colonnes des réverbères. C'est trop large, trop bruyant, tout ouvert au vent de trois côtés. Les statues pompier le long du périmètre ovale sont laides, à mon goût.
Après, il y a ces jours de pluie et de soleil où la lumière éclaire les éléments autrement. C'était le cas ici. La place prend un éclat différent et l'air est grand.
Entièrement effacés par le temps les symboles d'un passé violent.
Il y a bien les palais magnifiques de la royauté au Nord, érigés du temps où Louis XV était le propriétaire des terrains et léguait son nom à ce nouvel espace champêtre. On peut, cependant, passer sa journée sur la place sans presque les remarquer : Il vaut mieux aller loin de l'autre côté de la Seine pour les voir.
Quant aux lieux où le sang a coulé à flots, de Louis XVI à Robespierre, il faut faire un effort d'imagination pour savoir où ils sont: sous les lourdes fontaines ou en contrebas de la terrasse des Tuileries, soigneusement enfuis sous la chaussée et le bruit.
Publié par
JC-Milan
à
09:09
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